Le territoire de la Communauté de Communes est caractérisé par 2 entités bien distinctes, encadrées par les côtes de Meuse à l'est et les côtes des Bars à l'ouest.

Sur notre territoire, la Meuse évolue avec une faible pente dans un lit majeur très large ce qui lui donne un cours très sinueux. On observe une très bonne qualité et variété d'habitats aquatiques sur la Meuse sauvage (par opposition à la Meuse canalisée) et elle apparaît encore très bien préservée par rapport à ce que l'on peut rencontrer dans des rivières de cette taille au plan national.
La plaine alluviale de la Vallée de la Meuse constitue un milieu remarquable tant par les fonctions écologiques qu'elle remplit que par la biodiversité qu'elle abrite. Ainsi on retrouve de nombreuses espèces végétales rares ou en voie de disparition dans cet écosystème particulier, rythmé par les inondations hivernales et printanières. Les plaines inondables constituent en outre les habitats préférentiels et parfois exclusifs de populations d'oiseaux en régression partout en France et en Europe.
Les études récentes et anciennes menées sur la Meuse insistent sur la valeur biologique des écosystèmes rencontrés. Cette richesse biologique explique d'ailleurs la présence de nombreux périmètres d'inventaire et de conservation sur la vallée inondable (ZNIEFF, site Natura 2000,..).
La Meuse draine sur notre territoire plusieurs petits courts d'eau de 1ère catégorie (ruisseaux « dit à truites ») relativement bien conservés, la présence d'espèces comme la truite fario, le cingle plongeur, l'écrevisse à patte blanche,... témoigne de la qualité de ces cours d'eau.
Qui s'étendent à l'est de la Meuse. Milieu caractérisé par un paysage de collines et de plateaux recouverts par un massif forestier (Côtes de Meuse) On y retrouve plusieurs ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) qui sont souvent des pelouses calcaires.
Les pelouses calcaires sont des milieux de grand intérêt, remarquables tant par leur origine et leur aspect que par leur flore et leur faune (oiseaux, reptiles, insectes). Elles sont localisées sur les pentes bien exposées des plateaux calcaires des Côtes de Meuse. Ce sont donc des milieux chauds, secs, bien drainés où une végétation originale a pu se développer. Leur intérêt réside dans la diversité floristique qu'elles offrent, dans l'abondance de plantes thermophiles d'origine subméditerranéenne et dans la présence de certaines espèces remarquables comme les orchidées.
Le site le plus remarquable est celui des anciennes carrières de Génicourt qui représente une superficie de 10 ha. Cette pelouse calcaire a pu être restaurée par déforestation et enlèvement des arbustes qui menaçaient de l'envahir.

Autre site emblématique du Val de Meuse : la colonie de Grands Murins (chauves souris) installée sur la commune de Sommedieue. Il s'agit de la plus grande colonie connue dans le Grand Est, ce site est classé Natura 2000.
Depuis une quinzaine d'années, la structure intercommunale intervient sur la Meuse et ses affluents. On peut citer :
Ces interventions sont accompagnées par des actions de sensibilisation, notamment auprès du public scolaire.
En parallèle des actions citées précédemment, la Communauté de Communes s'oriente vers des opérations de renaturation des cours d'eau en traversée urbaine (suppression de seuil, réouverture de partie canalisée, revégétalisation des berges,...).
Un sentier de découverte, réalisé par le Parc Naturel Régional de Lorraine, vous propose de découvrir l'histoire géologique et écologique de la pelouse calcaire de Génicourt par des textes au sol, des maquettes simples à manipuler ou à jouer, des croquis, des fresques.
En partenariat avec le Parc Naturel Régional de Lorraine, la Communauté de Communes et la commune de Sommedieue ont installé une caméra pour permettre au grand public et aux scientifiques de suivre l'évolution de la colonie de Grands Murins.

Ces milieux sont très sensibles et toute intervention doit se faire dans le respect de la réglementation en vigueur (en cas de non respect, vous vous exposez à des sanctions pénales et financières). Avant tous travaux, il faut prendre contact avec la Communauté de Communes, nous nous tenons à votre disposition pour vous rencontrer sur le terrain et vous conseiller. A titre d'exemple, pour « lutter » contre un problème d'érosion ou de maintien de berges, il existe des techniques « douces » dites de « génie végétal » qui permettent dans la majorité des cas d'atteindre l'objectif voulu.
On considère comme plantes invasives les plantes exotiques introduites qui, par leur prolifération, produisent des changements significatifs au niveau des écosystèmes. En général, une grande majorité des espèces invasives s'installe sur des milieux naturels dégradés par les activités humaines. Ceux-ci, affaiblis, résistent difficilement aux agressions extérieures et notamment à cette invasion.
La RENOUEE du JAPON est l'espèce invasive la plus rencontrée sur notre territoire. Elle est encore peu développée le long de nos cours d'eau d'où l'intérêt d'être vigilant. Dans certains départements voisins, elle a colonisé des kilomètres de berges avec pour conséquence une réduction considérable de la biodiversité.
Les moyens d'éradication sont limités et ne sont généralement efficaces que sur de petits foyers, d'où l'intérêt d'agir rapidement.
Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à contacter la Communauté de Communes.
Si vous souhaitez plus d'information, vous pouvez consulter le site de l'Agence de l'Eau Rhin Meuse (notamment la rubrique téléchargement où vous trouverez des guides sur « les arbres et arbustes en bord de cours d'eau », « les plantes invasives »,....) www.eau-rhin-meuse.fr
Mentions Légales | Plan du site
Réalisé par Billiotte & Co